« Avec cette série Ombres, j’ai entamé une recherche sur l’émergence des formes dans l’espace. L’ombre, ici, est indissociable de la lumière. C’est dans le silence du blanc que mes noirs trouvent leur véritable intensité, comme en témoigne l’estampe Eloge de l’ombre.«
Sous ma main, le burin entaille le cuivre. Par la précision du geste, je croise et recroise les tailles, sans relâche, jusqu’à sculpter une matière profonde, modulée, impénétrable. Par cet acharnement, la surface inerte s’anime enfin et respire. C’est là, sur le cuivre, que la presse saisit le geste pour en transmettre l’empreinte au papier. »

Eloge de l’ombre, 2025, burin sur cuivre, 15x20cm

De l’ombre à la lumière, 2025, burin sur cuivre, 15×20 cm

Je perçois un murmure, 2026, burin sur cuivre, 20x20cm

Silenzio, 2026, burin sur cuivre 20x20cm

« Dans la série Rencontres, j’ai travaillé à partir de mes photomontages. Jai sélectionné, puis transformé un cadrage de l’image initiale. Deux surfaces blanches se font face. Elles s’inscrivent dans un maillage dense de lignes qui s’entrecroisent, se superposent et saturent l’espace. Tout semble tendre vers une rencontre, mais le réseau qui les relie devient aussi ce qui les sépare. Les formes demeurent en vis-à-vis, maintenues à distance dans une tension silencieuse. La rencontre demeure en suspens. »

Rencontre I, 2025, burin sur cuivre, 11,5×16 cm

Rencontre II, 2025, burin sur cuivre, 10×10 cm

Rencontre III, 2025, burin sur cuivre, 15×15

Rencontre III, détail

« Dans l’estampe Au-delà du regard, l’espace est à peine figuré seulement représenté par des surfaces plus ou moins modulées grâce à un croisement et une superposition de lignes plus ou moins serrées, ou espacées.
Souvent, les visages restent vides et les regards absents. Tout se joue ailleurs, au-delà du regard, dans un autre espace, celui des blancs ou noirs de l’espace de la page. »

Au-delà du regard, 2026, gravure au burin sur cuivre, 20×20 cm

« À travers cette série d’estampes, j’explore ce qui reste de nos sensations lorsque nous faisons l’expérience du paysage et du végétal.
L’écriture graphique, volontairement épurée, s’affirme par la profondeur du trait gravé dans le métal. Ce geste cherche à fixer une présence fragile, à inscrire dans la matière ce qui pourrait autrement s’effacer de la mémoire. »

Végétal I 2023, pointe sèche et burin, 15×10 cm

Mémoire d’arbre, 2023, burin sur cuivre, 10×10 cm


Ecorché I, 2022; burin sur cuivre
Ecorché II, 2022, burin sur cuivre
